Les études sur la contamination des vins par les pesticides se multiplient et heureusement!
L’agence Pan Europe (www.pan-europe.info) fut l’une des premières a avoir publié au printemps 2009 un dossier sur la contamination des vins par les pesticides. Dernièrement, la Revue du vin de France a publié un article, noms et preuves à l’appui sur la contamination des vins issus de différentes modes de culture.
40 bouteilles de vins rouges, issus de vignobles du monde entier et de modes de culture allant du conventionnel au biodynamique, ont été sélectionnés et analysés.
Attention, il faut bien retenir le fait qu’une analyse et subjective et on trouve toujours que ce que l’on recherche. Dans le vin, nous ne retrouverons jamais l’intégralité de la molécule chimique employée à la vigne, mais les sous produits de sa décomposition.
En général, pour retrouver ces molécules contaminantes, les laboratoires emploient la technique de la chromatographie gazeuse avec détecteur de masse, en prenant comme témoin ces molécules, composantes des pesticides dont en cherche les traces.
Quels sont les pesticides que l’on cherche ? La liste est longue, héritage de plusieurs dizaines d’année de créativité des laboratoires réputés. Certes, cette liste continue à diminuer, mais en 2008 elle passait de 700 molécules chimiques à 300 molécules. Jamais un laboratoire ne pourra effectuer tant d’analyses comparatives sur toutes ces molécules.
Tous ces pesticides organiques de synthèse sont responsables des cancers, toxiques pour le développement, perturbations endocriniennes, neurotoxiques.
Au moins 15 pesticides ont été trouves par le Ministère Français de l’Agriculture dans le raisin et le vin : iprovalicarb, oxadixyl, azoxystrobin, iprodione, procymidone, vinclozolin, pyrimethanil, tous source garantie de cancer.
Ces molécules font partie des calendriers de traitement des domaines cultivant leurs vignes en agriculture conventionnelle.
En agriculture biologique et biodynamique sont interdites toutes ces molécules organiques de synthèse à l’exception du Soufre et du Cuivre (molécules organiques naturelles).
Le cuivre utilisé en viticulture est, à faible dose, un oligo –élément indispensable pour l’homme et certes, à forte dose, un poison. Le soufre est aussi indispensable à la formation de certains acides aminés, et lui aussi, toxique à forte dose.
Le fait est que 100% des vins conventionnels analysés sont contaminés par ces pesticides listés. Chaque échantillon testé contient en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents et, les plus contaminés d’entre eux jusqu’à 10 pesticides.
Très inquiétant, le niveau de contamination de ces vins est parfois 5 800 fois plus élevé que pour l’eau potable.
Heureusement les vins issus des raisins de l’agriculture biologique ne renferment pas de résidus de pesticides à l’exception d’un échantillon de Bourgogne dans lequel ont été retrouvés des quantités faibles d’un produit, expliqué par les contaminations des parcelles voisines conventionnelles.
Et, là je vais aller plus loin et vous demander qu’est ce que le vin bio ?
Le vin bio n’existe pas, les raisins bio par contre si !
Aujourd’hui, le label bio, AB, certifie que le vin est issu de raisins cultivés selon les méthodes de l’agriculture biologique, mais ne certifie pas la vinification, ce procédée qui transforme les raisins en vin. La vinification est un procédée qui est devenu complexe et de moins en moins naturel. Beaucoup de produits exogènes accompagnent le raisin pendant sa fermentation. D’autres molécules qu’on testera peut-être plus tard car ce n’est pas encore à la mode.
On parle, de la certification des caves pour 2010 et la naissance d’un autre label : La Charte du vin bio de FNIVAB (Fédération Nationale Interprofessionnelle des Vins Biologiques).
Quels sont les domaines bio qui vont y adhérer ? Les vrais, non?
A suivre………
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/03/30/AR2010033001788.html